Nos amis en danger

Mobilisation urgente


ON EXPULSE ENCORE

Aujourd’hui lundi 27 mars, Janatgul (l’homme à la guitare) a été emmené par les gendarmes.
Nous savons que son expulsion vers la Norvège signifie le retour immédiat vers l’Afghanistan où les talibans sont impatients de l’entendre chanter et jouer de la guitare.
Mesdames et Messieurs les décideurs, derrière le dossier AFG45692b, il y a JANATGUL, notre ami JANATGUL, il a un visage, un nom, une histoire qui a traversé la nôtre.
Janatgul était à Calais ainsi que son ami AKHTRWLI, à coté sur la photo, à ce titre, il ne devaient pas être expulsables... mais, manque la petite preuve, la photo dans la Jungle... la vie des hommes tient à cela.

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Nous fumes nombreux à manifester pour eux


Il est 14 heures ce samedi 25 mars 2017 devant la gare de Sarrebourg... nous sommes une poignée à bricoler nos pancartes à coup de scotch et de tube de colle, on s’active pour pour dissimuler notre crainte : vont-ils venir ?
Arrivent deux dames âgées qui se renseignent : « C’est ici la manifestation ? »
Enfin, le parvis se remplit, on se reconnaît, beaucoup sont heureux de se retrouver.
Puis le cortège s’ébranle enfin, il enfle à mesure que les passants s’émeuvent de nos slogans de Solidarité et de Fraternité, des familles nous rejoignent, voilà que le défilé s’anime de cris d’enfants.
C’est bon de se retrouver autour de valeurs simples et essentielles.

Et puis, nous avons tous en tête nos amis migrants en danger, nous avons scandé leur noms pour exhorter les autorités à la bienveillance ; nous y croyons, notre lutte continue dans les préfectures et les ministères, devant les juges autour d’avocats bénévoles.

De nombreuses photos de la manifestation en cliquant ici.

Ils ont mis des semaines à se reconstruire et à retrouver le sourire.


Décidément la mandature de notre président s’achève de la plus triste des façons ! Le pays qu’il dirige se comporte honteusement envers des êtres humains qu’il refuse d’accueillir dignement. Une honte face à l’histoire et aux traditions d’accueil de notre pays ! A trop vouloir courir après les idées écoeurantes de la droite extrême qui prospère en France et en Europe, on efface avec abnégation les trois mots de notre devise : Liberté, Egalité, Fraternité.
Secoués par la guerre, la répression, des conditions de vie désastreuses et après des périples à travers mer et continents, une cinquantaine d’hommes âgés de 18 à 50 ans, est arrivée en novembre dernier aux portes du Saulnois, au Relais des Etangs, dans la forêt, près du village de Languimberg. Pour vider Calais ou les faubourgs de Metz, on a posé là au milieu de nulle part ces gens dont personne ne voulait. 
Après cinq mois de démarches administratives à Sarrebourg, à Metz, après cinq mois d’attente, deux ont obtenu le statut de réfugié politique. Les autres ? Dix seront envoyés dans les pays d’Europe où ils ont donné une première fois leur identité ! Les trente autres vont rejoindre un autre centre d’accueil quelque part en France ? en Lorraine ? L’expectative encore.
Car le sujet étant tabou on a du mal à trouver de réelles solutions. Les hommes politiques ne sont pas nombreux à se préoccuper de leur sort et aucun n’est venu rendre visite à ces hôtes encombrants. 
Ils auraient pu pourtant ! Car ce groupe hétéroclite composé de Soudanais, d’Erythréens, de Nigérians, de Sahraouis, de Pakistanais, d’Afghans, d’Angolais est admirable. Admirables de gentillesse, de solidarité, d’humour, de tendresse. Une richesse qu’une poignée de bénévoles du Saulnois, du Pays de Sarrebourg ont tutoyé pendant ces mois au cours desquels ils ont tenté d’apporter un peu de chaleur humaine à ces hommes perdus. A travers des leçons de Français, des activités ludiques, musicales, ils ont occupé le temps suspendu de ces déracinés magnifiques. 
Le 31 mars, le Relais des Etangs devra être vidé de ses occupants pour accueillir les scolaires. Alors avant la séparation qui s’annonce, les réfugiés ont offert à leurs professeurs de fortune une fête pleine.....d’humanité ! Autour d’un grand méchoui, entre les danses, les chants, les photos, les rires et les derniers échanges, tout le monde a oublié la situation dramatique et l’épée de Damoclès qui est au-dessus des uns et des autres. 
On ne sait pas ce que deviendront ces réfugiés aux grands coeurs, on a peur qu’ils retournent dans leur pays où parfois le pire les attend. On a juste honte de notre pays et de ses dirigeants qui ont malheureusement perdu toute dignité. 

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